Séquence souvenirs...

Publié le par Alice, écrivain

Ce lundi matin, nous essayons de nous rappeler des petits et grands événements qui ont fait notre vie… La naissance, tout d’abord. Evidemment, ce n’est pas le genre de choses dont on se « souvient » à proprement parler, mais on connaît quand même en général la date de son anniversaire. M. C. est né le 11 mars 1921, Mme W. le 2 octobre 1926. Seul M. H. ne se souvient que de son année de naissance, 1921. On sait aussi d’où l’on vient : de Denain pour M. C., de Marquette pour Mme W., et d’Haspres pour M. H.. A la question « Avez-vous toujours habité la région ? »  La réponse est un oui unanime. Et le reste de s’enchaîner…

 

« J’ai brièvement travaillé comme mineur, puis j’ai été embauché aux Chemins de Fer, raconte M. H.. Je me suis marié avec Germaine, et nous avons eu deux enfants. Bernard travaille dans une menuiserie, et Michel est chômeur. Je l’aide un petit peu… Mes petits-enfants s’appellent Alexis, Jules, Pierre et Pierrette. Les vacances, oui, j’en ai pris, mais pas à la mer. La flotte, surtout pas ! Je préfère la terre, la forêt, la montagne… Je suis aussi allé en Normandie. Et sinon, j’aime Valenciennes. Le jardin de la Rhônelle, le stage Nungesser… où je jouais au foot quand j’avais une vingtaine d’années ! »

 

« Mes parents s’appelaient Louis et Placidie. Leurs trois enfants ont été mes deux sœurs Sélénie et Madeleine, et moi, raconte à son tour Mme W..  Moi aussi j’ai travaillé. Dans les champs, avec la fille du fermier… Valenciennes, je connais aussi, j’y allais avec mon père. Nous rendions visite à notre oncle Philippe. La guerre a été une période très difficile. Nous avons perdu notre papa, il a fallu aller travailler… Puis je me suis mariée, et mon mari et moi avons eu trois enfants : Bernadette, Robert et Martine. Je ne me souviens plus très bien si je si déjà partie en vacances, mais par contre je me souviens avoir beaucoup tricoté… »

 

Il y a eu « beaucoup d’Andrée » dans la vie de M. C., car ce prénom lui revient sans arrêt à la bouche quand il parle des femmes de sa vie (sa sœur, son épouse et l’une de ses filles)... Et à part cela ? « J’ai travaillé comme ajusteur dans une usine… Je me souviens de mes cinquante ans de mariage au Grand Hôtel à Valenciennes… Je me rappelle avoir vu la mer, être allé à Paris… et être allé rendre visite à ma tante à Noisy-le-sec ! » Le côté sélectif de la mémoire est décidément… impénétrable !

Publicité

Publié dans Témoignages

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article